Baisses d’impôts, retraite, assurance-chômage : les principales annonces du Premier ministre

lundi 24 juin 2019 - © Copyright Editions Francis Lefebvre

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a présenté, lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale, la feuille de route du gouvernement pour l'année à venir. À cette occasion, il a confirmé un certain nombre de mesures déjà annoncées au cours du printemps, notamment sur le plan fiscal, et fixé le calendrier à venir des principaux chantiers en cours.

Concernant l'impôt sur le revenu, le taux d'imposition de la première tranche du barème pour 2020 (imposition des revenus de 2019) sera abaissé de trois points (11 %, au lieu de 14 %). Selon Édouard Philippe, le gain moyen par foyer sera de 350 euros. La mesure sera inscrite dans la prochaine loi de finances. Comme prévu, la taxe d'habitation sur les résidences principales sera bien supprimée d'ici à 2020 pour 80 % des Français. "Pour les 20 % restants, la suppression se déploiera sur trois années", a indiqué le Premier ministre, soit d'ici à 2023, et non 2022 comme annoncé initialement. La prime Macron, défiscalisée et déchargée de cotisations sociales, dans la limite de 1 000 € par bénéficiaire sera bien reconduite en 2020. Cependant, pour que les entreprises puissent la verser, elles devront avoir négocié un accord d'intéressement d'ici au 30.06.2020.

Concernant les retraites, le nouveau système sera mis en place "de manière très progressive", a indiqué Édouard Philippe qui a également assuré que la future réforme "maintiendra la possibilité d'un départ à 62 ans". Cependant, l'exécutif définira "un âge d’équilibre et des incitations à travailler plus longtemps (…) ainsi, chacun pourra faire son choix, en liberté et en responsabilité".

La réforme de l'assurance-chômage est également confirmée. Elle sera annoncée le 18 juin. Elle comprendra un bonus-malus qui s’appliquera “dans les 5 à 10 secteurs” d’activité utilisant le plus de contrats courts et inclura aussi “une dégressivité de l’indemnisation sur les salariés qui perçoivent les salaires les plus élevés”.